Pour ceux qui savent pas lire les kanji : 東京 = Tokyo. Haha. ♫

Hai, mochiron atashi wa nihongo ga dekimasu ! Ie ie ie uso desu. ^^ Ouais parce qu'en japonais faut préciser. Sinon c'est traître.

101_3069_Dimanche

Depuis l'avion, quand on est descendus sur Tokyo, je regarde par le hublot, et la première chose que j'ai vue ça a été... le Mont Fuji !! =) Je l'avais même pas vu, l'année passée. Enfin, d'avant, en 2008, quoi.

Dimanche matin, donc, atterrissage vers 9h20 à Tokyo. En sortant de l'avion, on s'enfile une série d'escalators. Attention, escalator à Tokyo, tout le monde à gauche. Même si personne marche parce qu'on vient tous de se taper 12h d'avion. Et que ceux qui ont envie de se dégourdir les pattes prennent les escaliers. Mais c'est un principe instinctif. Après les escalators, on arrive dans une salle, avec une rangée de guichets sur la gauche. Les premiers sont réservés aux Japonais, et les étrangers vont à ceux du fond. On fait la queue, y a quelqu'un qui s'occupe de nous montrer à quel guichet il y a le moins à attendre, employé qui vérifie aussi qu'on a bien rempli ses deux petites feuilles pour la douane. Ils demandent où on reste à Tokyo, adresse et téléphone, genre on connaît par cœur bien sûr (sachant que les adresses servent strictement à que dalle au Japon), et les trucs habituels, cités par Gad Elmaleh. Le mec prend les empreintes digitales des index et il fait une photo. Sauf que pour moi ça marchait pas parce...

Astuce n°2 : Ne pas utiliser de stylo dans l'avion dont l'encre est susceptible de ne pas résister à la pression.

Explication : Ouais parce qu'après on se retrouve avec les doigts entièrement bleus et on comprend même pas pourquoi. Et le truc peut avoir vraiment, vraiment coulé, truc de dingue. Quand je suis repartie de Tokyo, mon ongle était toujours partiellement bleu. -_-

101_3086Donc j'avais les mains bleues. (Sur la photo c'était déjà super bien parti...) Et les doigts tellement plein d'encre que quand je cliquais sur le truc à empreintes ça marchait pas. Le mec m'a filé une espèce de lingette, le surplus de bleu est un peu parti, finalement ça a marché, il a pris une superbe photo de moi après avoir passé une vingtaine d'heures sans avoir dormi, il a récupéré une des deux feuilles je crois, et il m'a laissée partir continuer ma superbe aventure, les doigts presque toujours aussi bleus. Après avoir passé le guichet, on prend un escalator, encore, qui mène à l'immense salle où les valises arrivent. Là, on peut pas s'empêcher d'angoisser en se demandant si elle va arriver et si elle sera toujours entière. Et apparemment c'est pas une crainte totalement infondée, bien que je m'en sois toujours bien sortie jusqu'à présent.

Astuce n°3 : Ne pas prendre une valise noire.

Explication : La mienne est turquoise bien vif, je la repère dès qu'elle franchit les rubans de plastique à l'entrée du truc qui tourne, et personne d'autre a la même. XD Et personne oserait la voler parce qu'on ne voit qu'elle.

Une fois sa valise récupérée, on passe encore la douane, on donne la deuxième feuille, on montre encore le passeport, si on comprend rien ils montrent le petit affichage plastifié. Ils sont gentils avec les pauvres gaijin qui comprennent pas le japonais. Ni l'anglais japonisé, la plupart du temps.

Ça y est, formalités accomplies, liberté ! On franchit les dernières portes machin, on débarque dans le hall de l'aéroport. Là, pour la Keisei Line, c'est à gauche, mais c'est indiqué, et pour les bus c'est en face, et le reste je sais pas trop, faut regarder.

On se prend encore quelques escalators pour descendre vers les quais de la Keisei Line. Là il y a un guichet, qui indique aussi les horaires, on prend son ticket, 1000¥ pour Nippori. On peut aussi payer avec la carte SUICA, en fait. Ce qui est plus pratique. Si on veut être gentil, on peut demander à l'employé s'il parle anglais, "Eigo ga dekimasuka ?", et là il va répondre un peu, mais assez pour comprendre ce qu'on veut, t'façon, et il s'attendait pas à ce qu'on parle japonais, anyway. Ouais on peut se passer du japonais, mais pas de l'anglais, quand même. Parce que tous les étrangers au Japon parlent anglais. Un peu comme tous les Asiatiques en France sont nécessairement des Chinois. Même une fois qu'ils ont dit qu'ils étaient Japonais, d'ailleurs. ^^

101_3079Dans le train de la Keisei Line, je me suis un peu installée comme j'ai pu avec mon énorme valise, j'ai pris mon sac à dos sur les genoux pour qu'une dame puisse s'asseoir et là... l'incroyable s'est produit... Elle m'a souri !!! Faut savoir que les Japonais ne sourient pas aux inconnus, en principe, parce que déjà, faut pas regarder les gens dans les yeux. Tout le monde est par principe invisible. Donc on ne sourit pas à quelqu'un qu'on ne voit pas. D'où émerveillement de ma part. Elle a peut-être salué ma rapide adaptation...

Pour sortir de la Keisei Line et passer au réseau JR, galère... Je mets le ticket de la Keisei dans la machine, mais je peux pas sortir. Un employé vient, il parlait pas anglais, il me fait signe d'aller derrière, là où il y avait les distributeurs. Alors je recharge ma carte SUICA, je me dis que je dois mettre ça. J'essaie, ça marche pas... >.< L'employé revient, me demande mon ticket. En fait il faut mettre d'abord le ticket de la Keisei Line pour sortir, et ensuite passer la carte SUICA pour entrer. Aha. J'aurais pas capté toute seule, ça. D'où l'utilité de n'utiliser QUE la carte SUICA. Ah mais la galère, quoi, quand on comprend rien, qu'on veut juste dormir, et qu'on sait pas comment comprendre... -_-

Je suis arrivée au Juyoh Hotel à 12h10. Il était déjà 4h10 en France, donc, ça faisait plus de 24h que j'étais debout. Normalement, on peut avoir les chambres qu'à partir de 16h, mais là la mienne était prête, donc j'ai eu la clé direct, c'était cool ! L'année d'avant j'avais dû repartir avec deux sacs sur le dos, avec ma tête de déterrée, en attendant l'heure... Là du coup j'ai pu m'installer et je suis ressortie direct acheter à manger au kombini d'à côté.

Astuce n°4 : Pour manger, le kombini !!!

Explication : On voit ce qu'on achète, il y a rien à comprendre, faut juste regarder sur les dessins en essayant de deviner, si on connaît les katakana ça peut aider, parce qu'on peut comprendre le sens, une fois qu'ils sont déchiffrés. Et faut juste payer, on peut accompagner ça d'un "arigatō gozaimasu" quand l'employé qui arrête pas de parler même s'il a bien capté qu'on captait rien rend la monnaie.

Je suis rentrée manger, et là... je me suis dit que j'allais dormir. Je me suis dit que j'étais cap de dormir jusqu'au matin. Vers 14h je dormais je crois... Me suis réveillée vers 23h, je suis sortie en yukata de ma chambre avec une tête de euh... en espérant croiser personne, j'ai failli réussir. Sauf qu'en rentrant dans ma chambre, qui était en face de l'ascenseur, les portes se sont ouvertes, et un Japonais me fait "Wrong floor !" après s'être excusé. Failli, donc. Après je me suis rendormie, et me suis réveillée vers 7h.